Quelques questions à Gilles PLANCHON-TOURLY, président de la Commission Nationale des Rallyes Routiers

Gilles, quelles sont les nouveautés pour la saison 2017 ?

Il y aura en effet pas mal de nouveautés cette année. Il est important de procéder aux principaux changements en début de mandat, ce qui laisse à la commission le temps d’évaluer les innovations à la fin de la saison, et de pouvoir modifier ce qui n’aurait pas fonctionné.

Tout d’abord, nous avons procédé à une refonte des catégories, l’objectif étant de délivrer moins de titres de champions de France pour que ces derniers gardent toute leur valeur. Nous avons en revanche créé des trophées, dont le « duo » (un pilote et un passager sur une moto solo), concept inauguré avec succès par le Moto-Tour et que tous les observateurs ont jugé très spectaculaire.

Par ailleurs, le nombre d’épreuves a été augmenté (8 épreuves, soit 16 étapes, avec 4 «  jokers » au choix des concurrents). Avoir davantage d’épreuves au calendrier permet en effet d’attirer des pilotes régionaux. Les débutants font souvent leur premier rallye avec une licence LJA (une manifestation), mais certains reviendront l’année suivante avec une licence annuelle pour faire la saison, voire amèneront d’autres pilotes. Notre objectif est de redonner ses lettres de noblesse au Rallye Routier qui, ne l’oublions pas, fut la toute première discipline moto en France.

Comment se présente la saison 2017 ?

Le début est très encourageant. Nous avons de bons retours des organisateurs. Certaines épreuves comme la Sarthe et l’Ain enregistrent déjà un nombre d’engagés conséquent. Les organisateurs ont bien compris qu’ils devaient faire évoluer leurs épreuves pour proposer des nouveautés aux concurrents, notamment des spéciales inédites. Aujourd’hui, nous avons beaucoup de contraintes du fait des réglementations routières. Les concurrents doivent respecter strictement le code de la route.  Il n’est pas possible de leur faire prendre des risques sur le parcours routier, pas plus bien entendu qu’aux autres usagers. On s’achemine donc vers des rallyes de plus en plus sportifs avec un nombre de spéciales en augmentation.

D’autre part, de nouveaux organisateurs ont rejoint le championnat et c’est une excellente nouvelle pour la discipline. Et nous avons encore d’autres clubs qui sont tentés d’organiser un rallye dans les années à venir.

Et qu’en est-il des partenaires et de la communication ?

Une partie de nos partenaires nous ont renouvelé leur confiance. La communication (notamment les réseaux sociaux) reste le meilleur moteur pour développer le rallye routier. D’ailleurs, pour sa première année, notre site web a eu un peu plus de 100 000 visiteurs !

Merci Gilles pour toutes ces informations et longue vie aux rallyes routiers !

Propos recueillis par Thérèse DERRIEN

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